Le Réseau d'un kilomètre carré

Au cours des dernières années, des discussions ont été tenues dans plusieurs pays pour définir la prochaine étape logique en radio astronomie qui devrait suivre la réalisation du grand interféromhtre millimétrique ALMA. L'initiative qui a émergé est celle de développer un télescope capable d'une sensibilité cent fois plus grande que celle des installations existantes aux longueurs d'onde centiéitriques et métriques. Atteindre ce but nécessitera un télescope dont la surface collectrice fera un kilomètre carré - cent fois plus grande que celle du Very Large Array (VLA).

Le Réseau d'un kilomètre carri (RKC) sondera les structures gazeuses de l'Univers jeune, apportant des réponses aux questions fondamentales de son origine et de son évolution. Le RKC sera complémentaire aux installations travaillant à d'autres longueurs d'onde comme ALMA et le Télescope Spatial James Webb (JWST). La radiation du HI, du CO et du continu sera observable dans le milieu interstellaire de la plupart des galaxies à grand redhsift que le JWST découvrira dans l'infra rouge.

La discussion poussée des motivations scientifiques et des possibilités technologiques en développement a conduit au concept du Réseau d'un kilomètre carré et à un ensemble de cibles de design. Le RKC sera un réseau interférométrique de stations d'antennes individuelles synthétisant une ouverture ayant un diamètre puvant atteindre des milliers de kilomètres. Plusieurs configurations sont à l'étude sur la meilleure fagon de distribuer le million de mètres carrés de sa surface collectrice. Celles-ci vont de 30 stations d'antennes ayant chacune une surface collectrice équivalente à celle d'un télescope de 200 m de diamètre à 150 stations ayant une surface collectrice équivalente à celle d'un télescope de 90 m.

Environ 50 pour cent de la surface collectrice totale sera contenu dans un réseau interne de 5 km de diamètre afin d'obtenir une sensibilité extrêmement élevée à une seconde d'arc de résolution, pour étudier les faibles signatures spectrales venant de structures dans l'Univers jeune. Un 25 pour cent additionnel de la surface collectrice se situera dans un diamètre de 150 km et le reste s'étendra jusqu'à 300 km ou plus. La haute résolution angulaire permettra de faire des images des régions d'émission faibles du milieu interstellaire des galaxies, ainsi que de la surface des étoiles et des noyaux galactiques actifs.

© Association canadienne d'universitée pour la recherche en astronomie. Tous droits réservés.
Questions ou commentaires à propos de notre site? acura_webmaster@astro.utoronto.ca